L'ASVB fait savoir qu'une demande de rétrocession des terrains expropriés faisant suite à la caducité de l'utilité publique avancée pour la phase 2 du projet d'urbanisation communale a été adressée à la mairie en novembre dernier !
Communiqué (12/02/2026) :
Recours pour demande de rétrocession de terrains expropriés
La vérité finit toujours par émerger. On se souvient qu'en 2012 la mairie de Grosbreuil avait affiché des orientations pour le développement du tourisme vert et le respect de l'identité rurale de la commune pour soutenir son PLU.
Ces promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient...
En réalité, la commune avait bloqué le seul projet conforme aux orientations affichées : celui de l’ASVB. Projet d’ouverture de la vallée de la Bénatonnière par un chemin thématique et de boucle de randonnée.
La municipalité a fermé ses oreilles pour dérouler le tapis rouge à un projet hôtelier notoirement irréaliste d’une grosse société pour le château de la Bénatonnière. Ce fut un cuisant échec.
Elle a conçu un vaste et coûteux projet d’urbanisation de loisirs : un énième stade de foot à dimension régionale, avec une salle polyvalente démesurée et un parking de 270 places... Rien que cela ! Le tout en plein dans la vallée de la Bénatonnière ! Les élus avaient refusé toutes les offres alternatives de terrain qui leur ont été proposées pour débloquer la situation… Peine perdue. Étaient-ils au courant que l’ère du gaspillage est révolue ? Et que pour un cadre de vie et des repères utiles à tous, la préservation de l’environnement et de notre histoire commune sont essentiels ?
Les membres de l’ASVB , leurs partenaires et tant d’autres structures ont assez signalés les écueils d’un tel projet municipal… Là encore, l’échec était annoncé.
Mais les élus (pas tous) ont mené leur idée coûte que coûte, allant donc jusqu’à l’expropriation de près de 4 hectares de terrains essentiellement agricoles ou boisés.
Mais la vérité arrive là aussi. Une expropriation est un acte exorbitant qui n’est possible qu’avec une utilité publique avérée. Or, sept ans après l'expropriation de 2018, il n'y a toujours pas (et pour cause !) le moindre aménagement en lien avec la destination prévue dans la déclaration d’utilité publique sur environ 2,5 hectares. L’argument de l’utilité publique était un leurre.
En conséquence, conformément à la loi, une demande de rétrocession de 2,5 hectares de terrains expropriés a été adressée au maire en novembre dernier. Le maire n’ayant, hélas, une fois de plus, pas répondu, un recours au tribunal a dû être déposé...
Comme l'ASVB l'avait alerté, une politique menée sans étude, sans dialogue, en opposition avec les acteurs et les attentes, et en complète contradiction avec la politique départementale sur l'environnement aura fait perdre des années (14 ans…). Et aura épuisé bien des énergies… Avec 5 ou 6 démissions de Conseillers municipaux, la commune s’acheminait-elle vers une mise sous tutelle préfectorale ? À peine 5 conseillers sortants se représentent avec le maire sortant. Il y a un malaise…
De son côté, notre association aura tenu son rôle pour échanger, alerter, valoriser et faire rayonner avec passion notre histoire, notre patrimoine commun. Pour le faire connaître et le faire aimer.
Nous avons réalisé un diaporama retraçant 14 années d'activités culturelles et environnementales toujours issues des racines mêmes de Grosbreuil, notre identité : visites, expositions, conférences, partenariats (dont le fameux Drakkar de Vendée), restauration du patrimoine local, articles historiques... et visite de lieux toujours avec un lien avec Grosbreuil.
Pour l’avenir et un développement harmonieux (qui ne passe pas que par l’urbanisation), nous espérons à Grosbreuil du respect et du dialogue.
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