09/04/2013

le PLU est adopté : un cas de conscience ?


Le PLU est adopté : un cas de conscience pour Monsieur le maire ?

Le PLU a été adopté par le conseil municipal de Grosbreuil.

Le dossier est-il bouclé pour autant ? Pas si sûr...
Les conditions de son adoption et son contenu sont encore floues aujourd'hui : attendons la suite.

Les individus comme les associations doivent maintenant savoir qu'elles ont deux mois à partir de la publication dans la presse (donc à partir du 29 mars en l'occurrence) pour déposer un recours contre ce PLU. Il leur faut pour cela écrire à la mairie, ou bien contacter l'association de sauvegarde de la vallée de la Bénatonnière (ASVB : vallee.benatonniere@gmail.com ) qui pourra donner des conseils.

Arrêtons-nous un moment sur un article paru dans le Ouest France et intitulé : "un plan local d'urbanisme adopté en toute conscience".

La municipalité reconnait donc qu'elle est consciente des conséquences de ses décisions et de l'avenir dans lequel elle dirige la commune. Il ne sera donc pas possible d'arguer l'ignorance ou l'inconscience.

Dans cet article, le maire évoque le respect de "la loi" et la "réalité du terrain". Intéressante déclaration à garder en mémoire.

Enfin, le maire s'appuie et c'est compréhensible sur les soutiens qu'il a reçus comme autant de caution, en les mettant en opposition non pas à l'ensemble des critiques des divers intervenants mais aux "critiques formulées par une famille". Cela devient vraiment intéressant. Il ne veut ni nommer la famille ni expliquer et répondre aux critiques formulées, feint d' ignorer le tout, et puis en fait à peine le PLU adopté, on découvre qu'il y avait bel et bien présent en arrière-pensée de cibler et relativiser une famille en particulier ! Vu de l'extérieur ou en prenant du recul en lisant cela dans le temps, on est quand même amené à se demander : est-ce de la politique pour l'avenir ou du clochemerle ?

Le maire, comme le commissaire enquêteur d'ailleurs, minimisent par ailleurs les interrogations et projets de l’Association ASVB en évitant d'en parler !

Ensuite, il fait une révélation formidable : Mlle de Beaumont est décédée ! Les familles les plus enracinées de Grosbreuil connaissent Mlle de Beaumont... qui est retournée ad Patrem en... 1988 ! Pour les autre,s ce fait ne leur parlera guère et se demandent vraiment quel est le rapport avec le schmilblick...

Ce qui est plus intéressant, et c'est ce blogue qui l'a mis en valeur le premier ( http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/03/qui-est-le-proprietaire-de-la.html ), c'est que le maire tient à rappeler que c'est une société immobilière et commerciale qui est maintenant propriétaire du château depuis 2010 ! 
Pourquoi insiste-t-il sur ce point ? Sans doute en pensant ainsi décrédibiliser Mme du Rivau qui a écrit une lettre avec son coeur et sa raison ( lettre reprise ici  http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/02/lettre-aux-conseillers-municipaux.html ), dont il souhaite relativiser la portée et les arguments.
Pourquoi le premier communiqué dans la presse du maire sur le PLU adopté reprend-il la ligne des propriétaires du château ? Par un pseudo-raisonnement, cela vise à dire : les arguments de ceux qui s'inquiètent de l'avenir du château sont sans portée puisqu'ils n'en sont pas (ou plus) propriétaires: voilà le principe erroné à l'origine du paralogisme.

En raisonnant, on serai amené alors à penser que les arguments ne sont valables que pour les biens dont on est propriétaire.  On pourrait le penser... Lorsque cette même famille fait des propositions conformes au PADD sur sa propriété, alors là elle devrait être entendue ! Et bien non ! Là, non plus, on ne doit pas l'écouter non plus, car de quel droit se mêle-t-elle d'avoir des idées pour protéger et orienter son bien conformément à ses droits ? et ce sans dénaturer l'intérêt général du projet.
Bref dans un cas comme dans l'autre, il y a des gens dont les arguments ne trouvent pas écho, en raison de leur identité.

Qui peut constater ces attitudes contradictoires sans se poser de questions ?

Quelles arrière pensée y a-t-il? Le reproche serait-il d'avoir essayé de dialoguer, malheureusement sans y parvenir.   
Pour le reste que va-t-il se passer? Cela devient clochemerle et c'est hélas le village qui risque d'être embarqué dans une mauvaise histoire.

En filigrane, on a donc la déclaration que les propriétaires familiaux précédents ont dévitalisé le château et que le château ne pourra vivre que lorsqu'il aura changé de destination pour passer du statut de patrimoine familial au statut de capital, domaine immobilier et commercial. 
Mais la pilule ne passe pas :
  • Ce PLU n'a aucun projet en faveur du tourisme vert et même il l'entrave avec un complexe sportif (terrain de foot) mal placé.
  • Ce PLU ne s'est pas intéressé  à la mise en valeur de la vallée de la Bénatonnière qui est sacrifiée, malgré l'avis favorable, mais non  sans réserves, donné par la commission des sites et paysages qui a travaillé en amont sur dossier en ignorant les critiques et les propositions des familles riveraines. Beaucoup d'efforts ont cependant été apportés pour offrir des propositions cohérentes et ouvertes sur l'avenir, mais ces propositions avaient un seul malheur pour être ignorées : elles étaient défendues par "une famille" qu'il est difficile d'accepter pour des "motifs historiques" : et c'est ainsi qu'on gère le bien commun.
  • On veut nous faire croire que le château et son site n'étaient pas protégés dans le POS actuel et que cela entravait sa restauration (le nouveau propriétaire en a pourtant les moyens) pour le faire "revivre" ce qui est complètement faux. Le changement dans le PLU aurait pour but de permettre, enfin au château de vivre et que pour que le château vive, il doit changer de destination pour un projet privé imprécis et faisant fi des servitudes particulières le protégeant. Un permis de construire a déjà été accordé en 2011 dans ce sens par le maire au nouveau propriétaire, qui est pendant suite à un recours au tribunal pour cause  de changement de destination, dissimulé derrière une déclaration de résidence secondaire !
  • Comment le maire peut-il  employer le terme  "patrimoine" en parlant du château puisqu'il avalise le fait que celui-ci doit perdre sa dimension familiale, sociale et culturelle pour devenir un hôtel haut de gamme (c'est à dire au prix élevé) ?
L'ASVB reste en tout cas une association, à but non lucratif elle, qui cherche à regrouper ceux qui veulent protéger et transmettre dans un but plus ouvert le patrimoine naturel et culturel des habitants de Grosbreuil.
ARTICLE DU OUEST-FRANCE
Un plan local d'urbanisme adopté en toute conscience - Grosbreuil
lundi 01 avril 2013

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont adopté la version définitive du Plan local d'urbanisme (Plu). « Durant plus de trois ans, avec l'aide des professionnels du cabinet Ouest'Am, de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (Caue), les élus ont travaillé pour définir le développement futur de la commune en essayant de concilier la Loi avec les réalités du terrain. Au cours de ce travail, les enjeux environnementaux ont été très présents », indique le maire, Dominique Biron.
Au final, les élus ont eu la satisfaction d'obtenir un avis favorable à l'unanimité de la part des membres de la commission des paysages et des sites (celle-ci est composée de représentants de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, et de diverses associations de défense de l'environnement). « Cette reconnaissance officielle du Plu relativise les critiques formulées par une famille à propos du Plu de Grosbreuil et, en particulier, ce qui est dit au sujet du château de la Bénatonnière (voir Ouest france du 16-17 mars). Il paraît utile de rappeler que ce château, après le décès de Mlle Yolande de Beaumont, a été vendu par l'héritière, Mme du Rivau, à un couple d'Anglais, M. et Mme Yan Murray-Obodinsky qui l'ont revendu, en 2010, à la société Abelyssimo, représentée par Didier Laury », insiste le maire.
« Lors de la réflexion du Plu, les élus ont pris conscience du patrimoine que constitue ce château. Aussi, ils ont pensé que le Plu devait offrir un cadre pour faciliter sa mise en valeur, tout en protégeant le site. Dans cet esprit, des orientations d'aménagement ont été rédigées pour que ce patrimoine puisse revivre sans être défiguré. Cette proposition a obtenu un avis favorable de la commission des paysages et des sites. Le préfet n'a émis aucune réserve concernant le secteur du château de la Bénatonnière. »

08/04/2013

Qui est le Commissaire Enquêteur ?

 Qui est le commissaire-enquêteur qui a rédigé le rapport d'enquête publique ?

Après avoir éclairé la question "qui est le propriétaire du château de la Bénatonnière ?" ( http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/03/qui-est-le-proprietaire-de-la.html ), cette nouvelle question sur le commissaire enquêteur nous est posée depuis quelque temps par des personnes qui se mettent à trouver curieux le déroulement de ce PLU.
Cet acteur n'en est pas moins important non plus !
Et il n'est pas moins intéressant de connaître un peu mieux la vie publique des personnes engagées.

Rappelons que les enquêtes publiques sont menées par un commissaire enquêteur, et en l'occurrence l'enquête à Grosbreuil a été menée par le président de l'association des commissaires enquêteur du département. Quel honneur pour Grosbreuil ! D'autant que ce président n'a suivi que deux enquêtes publiques en 2012 dont celle de Grosbreuil. C'est dire si le sujet était de taille : on a fait venir l'artillerie lourde pour le mener !

L'image d'artillerie n'est d'ailleurs pas totalement fausse et le registre militaire a même du sens puisque que le commissaire Arnold Schwerdorffer est général en retraite. Plusieurs ont pu le deviner durant l'enquête publique menée avec autorité, mais il faut rappeler qu'un commissaire enquêteur est juste, comme son nom l'indique, un commis : ce n'est pas un élu et il n'a pas de pouvoir de police. Un commissaire reçoit la mission de recevoir et d'écouter le public dans le service et la neutralité. Un maire a quant à lui un pouvoir politique et de police.

Nous avons déjà eu l'occasion une première fois de commenter notre opinion sur la neutralité et l'impartialité du commissaire suite à la lecture de son Rapport...

Il est vrai que Monsieur Schwerdorffer, dont la brillante carrière militaire est reprise sur Wikipedia (cf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Schwerdorffer), n'est pas une personne neutre dans ses opinions.  Comment en douter puisqu'il était délégué départemental d'un parti politique (le parti UDF en l'occurrence) et il s'est présenté à plusieurs élections sous l'étiquette UDF et MoDem.

Il fut notamment tête de liste aux élections cantonales en 2008 d'une liste créée pour s'opposer contre une personne, en l'occurrence Philippe de Villiers, alors président du conseil général.

Cette liste avait crée un embrouillamini. En effet, le MoDem dont il était membre était un parti satellite de l'UMP et Villiers était lui-même dans la majorité présidentielle à cette époque. Ainsi la création de cette liste d'opposition entre partisans de la même majorité avait posé question : fratricide ? Plus complexe encore, cette liste d'opposition à Villiers était nommée "front républicain" et soutenue par le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et le parti Les Verts : c'était un montage curieux à comprendre, alors souligné dans la presse (cf : http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-Stephane-Frimaudeau-agace-l-UMP-_-535806_actu.Htm )
En tout cas, c'était une expérience politique de force pour s'attaquer à un candidat en particulier, et cet engagement fort tous unis contre le président de la Vendée n'a pu être mené que par une personnalité forte et aux convictions très engagées contre son adversaire.

Dans les faits, la mayonnaise n'avait pas pris puisque le concurrent avait été plébiscité dès le  premier tour avec 79,2%. Est-ce à la suite de cet échec que la vocation de commissaire est née ? En tout cas, un commissaire enquêteur aux positions et opinions politiques si engagées amène à se poser des questions sur sa neutralité face à d'autres opinions que la sienne. Il n'a pas cessé de défendre les remarques en faveur du PLU en minimisant ou occultant et refusant certaines propositions n'allant pas dans le sens souhaité. C'est normalement le citoyen qui est l'acteur civique et maître de ses remarques dans une enquête publique et non l'inverse.

De quelle manière, les enjeux  pour Grosbreuil sont-il traités à travers des personnes aussi puissantes qu'une Sté. écran ayant acheté le château et un commissaire enquêteur investi en politique ? Est-ce un crime de se poser la question ?
Cela n'est pas banal et n'y a-t-il pas une entente entre les différents acteurs? Demander au maire certaines précisions ne doit pas être un alibi pour mieux justifier sa position et permettre ainsi d'avaliser le PLU sans reproche.

En face, les citoyens libres et indépendants, les simples particuliers aux pouvoirs limités, doivent s'accrocher pour faire face et être entendus !

NB : votre blogue est libre et conscient des événements mais il est aussi petit et fragile : nous n'avons repris ici que des informations à caractère public, que l'on retrouve d'ailleurs dans la presse ou sur l'Internet. Ici, grâce à la bulle de liberté laissée par Internet, on fait ce qu'on peut mais ce n'est pas Mediapart !

19/03/2013

Associations intervenues lors de l’enquête publique.


Associations intervenues lors de l’enquête publique.

 De nombreuses associations sont intervenues lors de l’enquête publique pour exprimer leurs opinions et réserves. Elles manifestent l’intérêt et la préoccupation selon leur missions respectives de défense.
Leur engagement est à saluer.

Nous pouvons ici citer un certain nombre d’entre elles :

 ASVB

Association de Sauvegarde de la Vallée de la Bénatonnière

Mission : protection et valorisation de l’environnement de la Vallée et du patrimoine de la Bénatonnière  à Grosbreuil (Vendée), tant sur le plan de la nature, des sites et des paysages, que de l’utilisation de son sol.    

Vmf

Vieilles maisons françaises

Créée en 1958 et reconnue d’utilité publique en 1963, les Vieilles Maisons Françaises se consacrent à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager.

Fondation du patrimoine


La Fondation du Patrimoine a pour but essentiel de sauvegarder et de valoriser le patrimoine rural non protégé. Maisons, églises, ponts, lavoirs, moulins, patrimoine industriel, mobilier, naturel… tous les types de patrimoine de proximité sont éligibles à l'action de la Fondation.

Association parcs et jardins de Vendée


Cette association est membre du Comité des Parcs et Jardins de France (CPJF).
Les activités du C.P.J.F fédérant les associations de parcs et jardins, s'organisent pour développer :
·                          la connaissance des parcs et jardins en France
·                          leur protection et celle de leur environnement
·                          leur richesse botanique
·                          la mise en valeur de leurs éléments remarquables
·                          les conditions économiques de leur pérennité, en particulier la mise en place de plans à moyen terme incluant à la fois entretien et restauration
·                          la promotion des parcs et jardins qui acceptent de s'ouvrir au public

Association vendéenne pour les libertés rurales

Mission :  défendre la liberté de la chasse et les droits liés à la propriété rurale dans le strict respect des dispositions législatives et réglementaires.

Propriété privée rurale


La Fédération nationale et les 80 Syndicats départementaux de la propriété privée rurale sont le seul syndicat professionnel indépendant, qui représente et défend les intérêts de plus de 4 millions de propriétaires agricoles et ruraux en France, quel que soit leur profil.

Association de défense de l’environnement en Vendée


L'ADEV est une association départementale agréée comme association de protection de l'environnement, dans le cadre géographique du département de La Vendée.  Elle cherche à apporter sa contribution à l'effort de préservation de l'environnement et de la biodiversité et à la promotion du développement durable.

AVQV
Association vendéenne pour la qualité de la vie

L'AVQV, créée en 1975, s’engage pour défendre le patrimoine de la Vendée dans le respect des valeurs : protéger et mettre en valeur l'environnement urbain, rural et littoral, agir avec bon sens pour plus d'efficacité au service de l'environnement, privilégiant ainsi l'équilibre de l'homme dans son milieu.

la Société de chasse de la Bénatonnière

La Fédération de Chasse de la Vendée

AVIGEN 
Association Vigilance Environnementale
Cette association, qui a son siège à Grosbreuil, soutient le PLU.

"Grosbreuil dit non aux incinérateurs"
Cette associaiton est  favorable aux espaces verts et a réclamé des jardins familiaux et demandé un traitement des eaux usés par phytoépuration.

18/03/2013

Ouest France. Article sur le château


Défense du château de la Bénatonnière : lettre au maire - Grosbreuil

Un nouvel article très clair du Ouest France du samedi 16 mars 2013 informe les lecteurs de la lettre reçue par le Conseil municipal par l'ancien propriétaire du château.

L'article se trouve également sur le site de Ouest France :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Defense-du-chateau-de-la-Benatonniere-lettre-au-maire-_85103-avd-20130316-64758416_actuLocale.Htm




Notre blogue annonçait l'existence de cette lettre ici :
http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/02/lettre-aux-conseillers-municipaux.html

05/03/2013

Qui est le propriétaire de la Bénatonnière ?

(Le château a été remis en vente en 2014 et a finalement trouvé un nouvel acquéreur à l'été 2017 : voir à la fin de cet article)

A qui appartient le château de la Bénatonnière ? 

Dans l'enquête sur le PLU, on demande à la population de croire sur parole les engagements du nouveau propriétaire du château de la Bénatonnière. Quels sont les motifs de confiance ou de crédibilité ?
Or, d’un côté, l’intervention dans l’enquête publique il déclare avoir l’intention de faire un complexe hôtelier, ce qu’il ne peut pas dans le cadre du POS (plan d'occupation des sols)actuel. De l’autre côté la commune représentée par le maire a délivré en 2011 un permis de construire sur dés bâtiments pour un projet de résidence secondaire. C’est à n’y plus rien comprendre…

A qui appartient le château de la Bénatonnière ?
Le château est resté pendant 4 siècles dan la même famille, qui a dû s’en séparer sous la contrainte fiscale de frais de succession énorme (60%). Cette famille a alors pris le soin et le temps de trouver un acquéreur correspondant aux exigences du domaine, et le château a alors été racheté par une famille anglaise qui l’a conservé dans son cadre familial durant 21 années, puis l’a vendu en 2010. Le deuxième acquéreur à acheter le château est le propriétaire actuel. Ce propriétaire est une société, personne morale : la SARL ABELYSSIMMO.

Qu’est-ce que la société ABELYSSIMMO ?
Les statuts  de la société ABELYSSIMMO, déposés le 27 octobre 2010, sont sous la forme de S.A.R.L. (société à responsabilité limitée).
Le capital de la SARL ABELYSSIMMO a été apporté par la société "DJ DEVELOPPEMENT Sarl.". Cette dernière société est elle-même représentée par M Didier Laury agissant en qualité d'Associé unique fondateur de la société ABELYSSIMMO Sarl. C’est M Didier Laury qui a déposé une observation relatif au projet du château dans le registre lors de l’enquête publique.

Cette SARL ABELYSSIMMO est une société immobilière et commerciale qui a pour objet principal:
  - l'acquisition, la gestion et la vente d'investissements immobiliers et fonciers et plus généralement toutes opérations de quelques nature quelles soient économiques ou juridiques, financières, techniques, civils ou commerciales, pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet objet ou à tous objets similaires, connexes ou complémentaires et susceptible d'en faciliter le développement ou la réalisation.

Le premier permis de construire autorisé par le maire à la société ABELYSSIMMO pour des travaux importants sur des transformations de dépendances est stoppé, dans l'attente du jugement, suite à un recours au tribunal administratif de Nantes motivé par les plaignants par : plans non conformes à la réalité, transformations contraires aux conditions du POS en vigueur.

Qui est M Didier Laury ?
Nous ne pouvons pas répondre, ne l’ayant jamais croisé. Qui a déjà rencontré M Didier Laury en personne ? Il s’est déplacé lors de l’enquête publique, mais en dehors des heures de permanence, comme le précise le Commissaire enquêteur dans son rapport.
Par suite, qui a connaissance de son projet, en dehors des orientations présentées dans le projet de PLU modifiant le POS ?
Il est dommage qu’il n’ait pas trouvé le moyen de répondre positivement à l‘invitation de bon voisinage qui lui avait rapidement été faite par ses voisins le plus proches, qui de plus se trouve être la famille d’origine du château.

Cette invitation visait de plus à régler certains points pratiques et nécessaires de voisinage : servitudes diverses (dont la chapelle), limites de propriété, droit de passage, etc.


M Didier Laury est un homme d’affaires, à la tête d’une holding de plusieurs entreprises, notamment et de la grande distribution (centres Leclerc de la banlieue nantaise).

Infos de la presse spécialisée parue sur l’Internet : la revue LSA est une importante et sérieuse revue professionnelle de la grande distribution.

Il est lui-même le fils de Joseph Laury qui a initié cette puissance d’entreprises dans la grande distribution.

http://www.lsa-conso.fr/un-baron-de-leclerc-dans-le-nautisme-de-luxe,132643
« Un baron de Leclerc dans le nautisme de luxe
Publié le 13 septembre 2012
Didier Laury, propriétaire de l'hyper Leclerc Océane à Rezé (44) vient de racheter deux chantiers de bateaux à moteur de luxe, Arcoa (Lorient) et Rhéa Marine (La Rochelle). Didier Laury n'en est pas à sa première diversification. Son holding DLJ Développement possède Calice Cosmétique qui propose depuis peu des soins à base de polyphénols de pomme (« apple anti-âge »). Il est aussi présent dans les installations photovoltaïques, l'automobile, l'informatique et la promotion immobilière, entre autres. » Citation.

Quelles sont les pratiques de la grande distribution ?
A chacun de se renseigner… Les médias ont suffisamment l’occasion de rapporter les méthodes de la grande distribution pour que chacun puisse se faire une opinion. On peut se demander si une petite municipalité pourra faire le poids pour obtenir les garanties qu’elle souhaite lui imposer dans le PLU, comme l’agglomération nantaise a dépensé beaucoup d’énergie pour y parvenir. Et à plus forte raison pour les simples particuliers de faire respecter leur droit ni de se faire entendre.

Ici quelques informations sur l’Internet :

« Nantes rêve d'un coeur de ville haut de gamme »

Il est intéressant de constater que l’on retrouve la même sémantique que celle employée par M Laury dans l’Enquête publique :
Citation du journal « RETROUVER LE LUSTRE D'ANTAN ».

Citation de l’enquête publique : « château de la Bénatonnière retrouvera tout son éclat d’antan ».

Dans une autre interview, on retrouve également le même argument de la création d’emploi : c’est un argument qui ne mange pas de pain et qui passe toujours bien, surtout en temps de crise.


Destruction d’un manoir par M Joseph Laury
Pour créer un nouvel hypermarché, une vieille demeure du patrimoine a  été rasée : «  Un manoir datant du XVIe siècle a dû être rasé : seule a été conservée, une ancienne orangerie, bâtiment inscrit à l'inventaire du patrimoine communal. ». Seule a donc été préservé ce qui était inscrit à l’inventaire du patrimoine, c'est à dire ce qu'il était obligatoire de conserver.


Qu’en est-il du château de la Bénatonnière ?
 Il a été acheté depuis plusieurs années et semble être laissé depuis lors comme à l’abandon au niveau de son entretien, ainsi que son parc.  

Pourquoi tant de difficultés ?
Parce qu’une société commerciale gère un bien immobilier sous le rapport du capital et n’investira  donc qu’aprçs avoir pu estimer le profit.  Une famille, un particulier, gère en bon père de famille, amoureux des vieilles pierres et de l’histoire gère un bien immobilier comme un patrimoine et y consacre de sa vie avec passion et y donne de soi-même avec comme satisfaction, non un gain financier, mais le bonheur d’embellir, de continuer l’histoire et de la transmettre. C’est le bonheur de vivre sur place et de se construire soi-même ou de construire la famille autour d’une demeure familiale, c’est le don de soi aux générations futures qui constituent l’espoir des passionnés qui s'investissent pour des châteaux à vocation familiale et patrimoniale. Il y a en France un amour du patrimoine et des vieilles demeures profondément ancré dans la culture, il y a de nombreuses personnes passionnés par l’histoire, l’architecture, la culture, les parcs et jardins, le patrimoine, etc. De nombreux exemples de mécènes existent de châteaux et vieilles demeures et de pars et jardins qui ont été restaurés dans le respect de leur nature et de leur histoire, ce qui fait l'intérêt et l'authenticité du patrimoine français, qui attirent énormément de visiteurs lors des journées du patrimoine par exemple. C'est une vision radicalement différent d'une opération immobilière et commerciale.

Mais, c’est une vision jugée rétrograde par la municipalité actuelle qui facilite du commercial dans le château de la Bénatonnière, à l’opposé d’une économie à but familial et social pour y voir à la place une économie à  but commercial et lucratif, et malgré les déclarations contraires.

Quels sont les projets concrètement ?
Concrètement, on ne sait pas bien : l’intention serait peut-être de transformer tout le château en hôtel (avec toutes les transformations que cela représente en terme de mise aux normes de confort et d’accueil du public,), de construire une curieuse extension du sous-sol (dans quel but : discothèque ?), et de construire un nouveau bâtiment ou une extension entre le château et l’ancienne boulangerie du château (une dépendance).
Bref, de tels projets seraient de mauvais aloi et sans rapport avec les promesses d'« éclat d’antan » et qui seraient différents de la restauration du patrimoine existant.


Addendum 1 : le château a été remis en vente par la société Abelyssimmo dès 2014 :
http://grosbreuil.blogspot.fr/2014/05/la-benatonniere-remise-en-vente.html
Ce propriétaire a acquis le château dans un état impeccable et l'a lamentablement laissé  se dégrader de manière scandaleuse. En effet, son projet était lucratif et financier et nullement patrimonial, culturel ou de tourisme vert.

Addendum 2 : Après 3 ans de mise en vente, le château étant difficilement vendable en raison de sa pitoyable détérioration et du projet communal incohérent de 4 hectares d'infrastructures sportives dans le domaine, un acquéreur s'est finalement lancé dans le projet de rachat du château, qui a donc été racheté au cours de l'été 2017. Il s'agit d'une personne privée (pas une société commerciale) désirant respecter le caractère de cette vieille demeure. Il ne s'agit donc plus d'un projet strictement financier  d'affaire commerciale mais de faire revivre à dimension humaine et réaliste cette demeure historique et son parc.
Info actualisée août 2017 : ici

20/02/2013

L’ "éclat d’antan" du château selon le nouvel acquéreur


L'enquête publique n’a pas suscité l’enthousiasme escompté et assez peu d’avis favorables, mais a soulevé des interrogations.
La mobilisation de plusieurs associations aura permis d'apporter quelques réserves sur le projet concernant le château.

Mais cette enquête publique aura permis de lire l'intervention du gérant du château.

Revenons ainsi sur un point du Rapport de l'Enquête publique. Nous le citons ici en entier.

« 12.5.1. Intervention de M. Laury
Il convient au préalable de présenter l’intervention de M. Laury (I.24), propriétaire du château de La Bénatonnière, portée le 28 novembre (en dehors d’une permanence) sur le registre d’enquête.
Dans celle-ci, il considère que le schéma défini par la municipalité donnera un aménagement cohérent et dynamique et des services complémentaires indispensables à la commune. Il affirme en outre qu’avec le projet d’hôtellerie haut de gamme, le château retrouvera son éclat d’antan, s’intégrera parfaitement dans son environnement et que toute extension du type mobil-home est évidemment exclue. Il souligne que le projet sera créateur d’emplois directs et indirects, en dépit du contexte économique tendu.
Remarque du commissaire enquêteur : Cette intervention me paraît essentielle. Avec simplicité et concision, elle donne l’esprit dans lequel le propriétaire entend concevoir le projet, de sorte qu’elle me semble répondre aux inquiétudes et critiques qui se sont exprimées, tout en confortant les soutiens apportés. »

   Comment ne pas réagir face à cette présentation laudative et confiante, pour ne pas dire partiale ? On a vraiment le sentiment qu'il y a des écrits qui perdent en crédibilité par défaut de nuance et d'esprit critique. A moins d’être pris pour de simples gogos, on comprend mal pourquoi il y a dans l'enquête publique des personnes qu’il faut croire sur parole et d'autres qui ne méritent ni d'être crues ni d'être citées...
   La raison incite au contraire à plus de modération dans la foi... Mais si jamais la municipalité avait obtenu des garanties de la part de la société qui a racheté le château, il n'en est pas de même du simple quidam, qui a pour simple référence, soit des éléments sûrs et tangibles, soit ce dont on le fait rêver. 
   Or de projet tangible, il n'y en a pas.
   On nous renvoie donc au rêve collectif. Comment s’en contenter ?

Ce rêve tient dans une formule brillante relevée plus haut : redonner au château "son éclat d'antan" ! Une belle formule qui rassure, et qui laisse croire que cet éclat retombera sur tous. Donc tous sont appelés à valider le PLU.

C’est même une technique assez choquante car on joue sur les difficultés d’une société qui subit la crise pour nous faire croire que le sacrifice du château résoudra nos difficultés, et occulter le fait que le but n'est pas du mécénat culturel ni social mais bien commercial et lucratif : n’écoutez pas les empêcheurs de tourner en rond qui vous parlent de préservation du patrimoine mais  laissez transformer vos symboles et les demeures historiques, on promet des emplois en contrepartie.

Le gérant de la société qui a racheté le château, et qui contrairement à ce qu'écrit le Commissaire n'est donc pas le propriétaire du château (c'est un raccourci erroné) écrit dans le registre : « ...le projet du château de la Bénatonnière retrouvera tout son éclat d’antan avec une hôtellerie haut de gamme ».

SON ECLAT D’ANTAN ?

Il nous manque un maillon pour comprendre et vraiment on s'interroge : qui est cet expert pour nous parler du passé de la Bénatonnière et s’en servir pour argumenter les propres projets d'une société commerciale ?

Sur quoi se fonde-t-il pour juger de l'histoire de la Bénatonnière ?

Un homme d’affaires ne semble ni connaître ni être disposé à s’intéresser à l’histoire du château qu’il a acheté. Il a peu à dire sur son passé et pourtant il fonde son argumentation dessus, mais il a entre ses mains l'avenir de la demeure mais à ce sujet, il y a comme un flou...

L' "éclat d'antan" est une formule qui risque de faire crier les pierres, qui fait crier les vieilles pierres du château.

Quand on acquiert une vieille demeure chargée d'histoire, et si on considère qu'il n'y a pas que l'empire et les valeur de l'argent, on respecte le bien qui arrive entre nos mains. Cette vieille demeure n'est rien dans l'histoire du nouvel acquéreur, société commerciale, mais cette vieille demeure représente pourtant une part d de l'histoire de la famille qui l'a habitée durant des siècles sans la vendre jusqu’à la contrainte fiscale, mais aussi une part de l'histoire des familles du village et de la région. Savoir où investir son argent est une chose. Savoir que tout n'est pas qu'argent  est autre chose.

Or la vérité est que la Bénatonnière n'a jamais été conçue par ses bâtisseurs pour être un lieu de commerce, un "hôtel haut de gamme". Ce château n'a pas été bâti pour enrichir une activité commerciale. Le transformer en "hôtel haut de gamme" n'a pas de rapport avec son supposé "éclat d'antan". 

Mais si le nouveau gérant du château s'intéresse à l'histoire du château, et veut respecter cette demeure, il pourrait y avoir une logique à celle de respecter ses voisins qui semblent connaître cette demeure depuis un peu plus longtemps. Mais pour cela, il faudrait accepter de les rencontrer… 

Pour transformer le château, il faut les autorisations du PLU et il faut parvenir à transformer le passé et à faire taire ceux qui peuvent rappeler ce passé.

 La Bénatonnière, comme toutes les vieilles demeures, est attachée à l’histoire de ses bâtisseurs, des familles et de la terre où il est situé. Dans ses pierres sont inscrites l’histoire des personnes qui y ont vécu, qui y ont travaillé, qui y sont nées, qui y sont décédées. Non, ce château n’a pas été créé pour être une source de revenu commercial ! Qu’on ne dise pas qu’un château ne doit être considéré que sous l'aspect du capital immobilier, comme un tas de pierres ayant une valeur financière, car alors pourquoi vouloir faire un « hôtel haut de gamme » dans un château ? C’est bien parce que ces pierres représentent quelque chose qu’on s’y intéresses. C'est en raison du charme, du symbole, de la qualité du site, etc. Or justement, ce qu’il représente doit être respecté. Le passé et le prestige du château disent non à certaines activités de mauvais aloi !

Certains peuvent dire qu'ils veulent transformer le château en hôtel, qu'ils veulent le modifier en construisant par exemple une extension vers sa boulangerie mais prétendre vouloir faire vivre la Béantonnière avec l'esprit de ses bâtisseurs, cela n'est pas possible car pour cela il faut un respect qui ne se chiffre pas en argent puisque c'est une qualité morale.

Ce château n’est pas un « hôtel haut de gamme » ! Il est la demeure d’une « maison », d’une famille. Il a un caractère familial et social, et il est l’antithèse d’activité commerciale.

On le reconnait, certes oui, que la société a changé et qu'aujourd'hui l'argent a pris un pouvoir phénoménal.

Mais pour aimer l'histoire des gens, il n'y a pas besoin d'argent.
Il suffit d'avoir du coeur.

04/02/2013

lettre aux conseillers municipaux


Pour bien expliquer la contradiction entre
  • les intentions et l'engagement de la lettre du maire au Commissaire enquêteur d'une part 
  • et d'autre part ce que prévoit le PLU, 
nous reprenons ci-dessous un passage d'une lettre écrite au maire.

Cette lettre du 17/01/13 est écrite par Mme du Rivau et a été adressée à tous les conseillers municipaux, avec copie au maire.
Cette lettre manifeste la contradiction et donc les points qui doivent disparaître pour être cohérent.


"... En tout état de cause, afin d’être cohérent avec les engagements du Maire où il dit dans sa lettre : « nous avons bien conscience que l’économique ne doit pas détruire le patrimoine architectural et paysager : c’est pour cela que nous avons voulu élaborer des orientations d’aménagement pour que ce cadre ne soit pas dénaturé »

Il est donc logique et nécessaire de supprimer de la notice explicative (zone AUt et Nt, pièces N° 4 et N°5 du PLU) les conditions  qui sont en totale contradiction avec ce qui est annoncé.


 Soit, ce qui est écrit :  
« Les nouveaux bâtiments ne devront pas dépasser en hauteur le niveau des bâtiments patrimoniaux que sont le château et la boulangerie. » et  plus loin : « possibilités d’extension : une extension du château vers l’Est est admise sous réserve de respecter les éléments suivants : Modification de l’aspect des façades du château interdite, pas d’exhaussement des volumes bâtis au delà du niveau actuel de la terrasse, le  point de référence  est le point le plus haut de la terrasse au niveau de la balustrade, aménagement des caves, mais également extension de celles-ci vers le nord et le sud etc. etc. » Et dans le règlement pièce N° 5  pour la zone AUt : «  sont admises les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif » est d’ailleurs précisé l’ aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords par exemple : « toitures réalisées en ardoises et toitures terrasses autorisées »  plus loin « Occupations et utilisations du sol admises, les extensions des constructions et installations existantes sous réserve de la bonne intégration architecturale et paysagère. » et encore plus loin :   hauteur maximal des constructions « les constructions nouvelles, disjointes ou non des constructions existantes, n’excéderont pas R+1 +comble. »

Pour la zone Nt (parc du château) il est précisé « que sont autorisés les aménagements et équipements légers de loisirs et de détente » « les constructions annexes et techniques, sous réserve que leur emprise au sol n’excède pas 50m2. »  Il n’y a pas de limite au nombre de ces constructions.  

Il est bien évident, que je ne m’oppose pas à une restauration du château, de son parc et de ses dépendances, au contraire,  mais dans le respect des bâtiments existants pour le faire revivre. Ouvrir la possibilité de les rendre urbanisables pour la construction, quelle qu’elle soit, est une aberration dans la mesure où au contraire l’on devrait en renforcer sa protection en tenant compte des réalités exposées.

Je ne comprendrai jamais, pourquoi vouloir faire plaisir aux ambitions d’une société commerciale au détriment du droit privé et de ce qui existe depuis plusieurs générations, ce qui fait l’admiration de beaucoup, pour un intérêt général basé sur des promesses sans aucune garantie contractuelle (tant sur l’emploi que sur le plan économique)."

En d'autres termes, Mme du Rivau, dépositaire morale du domaine de la Bénatonnière de par sa famille qui en a été le bâtisseur, continue à défendre ce site en rappelant : 
le château et son parc doivent être respectés et préservés en raison du caractère culturel, patrimonial et environnemental. Tout ne doit pas ployer devant le lucre.

28/01/2013

les conclusions du Rapport de l'enquête publique

Le rapport de l’enquête publique sur le PLU est rendu public.

Chacun peut en demander copie à la mairie, ainsi que les copies du registre et des courriers reçus. Tous ces documents sont publiques et donc à la disposition de ceux qui le demandent.
Afin que chaque citoyen comprenne comment sont traitées les affaires publiques, il serait souhaitable que chacun lise le registre et les courriers reçus pour se faire son propre rapport de la situation, puis de lire le rapport officiel !

La présentation de ce rapport donne vraiment l'impression d'un parti pris pour le PLU et semble procéder d’une logique systématique, à savoir : partir avec comme objectif à atteindre qu'il faut défendre le PLU et en conséquence mettre en valeur les arguments favorables à la mairie et discréditer en revanche les arguments critiques.

Dans tout cet environnement, on continuait avec bienveillance d'espérer un rapport plus objectif et mesuré, qui pèse le « pour » et le « contre » sur la balance...

Mais passons : aucune personne un tant soit peu consciente de l’ensemble de la situation n’est dupe.

Laissons ceux qui doivent régler leurs comptes avec leur propre conscience personnelle et restons à notre place : celle des citoyens qui n’abusent pas de leur pouvoir légitime de défendre leur environnement !

Que personne ne désespère ! Trop de personnes attendent que les citoyens baissent les bras par dégoût ou désespoir, en se disant : "il n'y a rien à faire. Nous n'avons aucun poids". La liberté s'acquiert d'abord en refusant de se laisser emprisonner par le désespoir !

Donc passons au-delà de la formulation elle-même du rapport cousu de fil blanc, c'est à dire orienté pour ce qui est de son expression.

Ce blogue a relayé des actions de l’Association de Sauvegarde de la Vallée de la Bénatonnière. Puisque cette association a émis un avis critique à l'égard des projets majeurs du PLU et qu'il a reçu des soutiens nombreux, on sera peut-être dégoûté mais pas étonné de constater le minimalisme avec lequel cette action est rapportée dans le rapport final. L'ASVB tient au contraire à remercier les personnes qui ont réagi et a à témoigner de l'intérêt suscité par la démarche : tout cela est réconfortant.

Le fait du traitement « minimaliste » réservé à cette association dans le Rapport est bien le signe qui met en valeur l'importance de l’action entreprise par l'association : ses arguments doivent avoir du vrai puisqu'ils gênent !
 
 L'enquête publique n'a pas été sans problème tant sur la forme (manque d'informations, pièces disparues, recours d'un huissier de justice) que sur le fond (servitudes ignorées, erreurs de relevés, inventaire inexact, etc.)…

Les personnes qui se sont exprimées d'une manière favorable ne sont pas en grand nombre si l'on fait le bilan, d’autant que certaines se prononcent sur les infrastructures et pas sur leur implantation proposée par le PLU : ce qui ne s’oppose donc pas au projet alternatif ! D'ailleurs, certains de ces avis favorables sont tout à fait respectable. Certains autres (plus rare heureusement) sont franchement minables : se servant d'un enjeu général pour exprimer leur mauvais sentiments: lutte méchante, jalousie, envie... C'est de la bêtise il y s'en trouvera toujours  qui y seront soumis : on leur a désigné des ennemis faciles et ils s'y engouffrent promptement par automatisme et pensée toute faite.

En définitive, le rapport débouche plutôt sur une brèche et les informations, dénigrées au dernier moment et  dans une certaine panique dans la presse par le maire comme étant des rumeurs, ont été avérées exactes par un commissaire certainement peu enclin à prendre parti pour l'ASVB ! Grâce aux différentes mobilisations de divers organismes, associations et de particuliers… et même grâce à ce blogue qui a permis de diffuser des informations !

Tout en émettant un "avis favorable", le Rapport du commissaire impose la mairie à des modifications importantes et le maire a donc dû prendre des engagements par écrit qu'il faudra concrétiser dans les faits. En effet, il y a de grosses contradictions dans le PLU présenté avec ses nouvelles dispositions.

Malgré une formulation en termes flatteurs pour la mairie et cassants ou réducteurs pour les avis critiques, le commissaire enquêteur a dans les faits déjà demandé des révisions ! Quelles sont ces demandes ? :

1- Révision des espaces, paysages et zones humides pour tenir compte des erreurs et oublis et plus particulièrement sur les zones boisées.
2- Etudier les suggestions technique sur le lagunage évitant la prise de terrain supplémentaire.
3- Révision de la zone 2AUh (pour habitation) du Petit Paris avec diminution de 3 hectares à redéfinir.
4- Restructuration de la zone 1AUL (pour les équipements publics dans la vallée de la Bénaotnnière)  avec redéfinition du zonage pour ne pas impacter les jardins et terrains des maisons d'habitation et préserver la vue et le paysage de la Vallée de la Bénatonnière.
5- Zone AUt (urbanisme de tourisme)et Nt du château;  le cahier des charges permettrait de ne pas détruire le patrimoine architectural et paysager et donc élaborer des orientations d'aménagement pour que ce cadre ne soit pas défiguré (dixit le Maire). Ceci reste flou, purement intentionnel et soumis à la subjectivité : quand on pense que mettre des infrastructures dans la Vallée de la Bénatonnière est jugé très esthétique, on est en droit de douter largement de valeur de la déclaration de « ne pas défigurer » le château...
6- Un certain nombre de points divers de révision pour des particuliers.

L'évolution du projet pour les loisirs apporte un argument supplémentaire, pour ceux qui en faisaient la proposition, avec le déplacement 'vers l'école et la lagune du parking et de la salle des fêtes auquel est contraint le maire par le commissaire. Il ne reste donc plus qu'à déplacer le terrain de foot et ses infrastructures vers l’aire de loisirs des Lavandières comme le propose la propriétaire du terrain. Celle-ci, afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté ou déformation de ses propos, a adressé aux conseillers Municipaux, et au Maire en copie, un courrier en date du 17 janvier 2013 pour confirmer ses propositions et rappeler les raisons de son opposition au projet PLU primitif.

Maintenant que va-t-'il se passer? :
* La commission de la commune va retravailler le dossier avec le bureau d'étude pour y apporter les aménagements souhaités. Espérons que cela soit en concertation et dans un esprit de proposition et non de vouloir sans cesse tout imposer.
* La présentation en sera faite au public, espérons-le, avant le vote du Conseil qui doit approuver le PLU.
* Une fois le PLU accepté par le conseil il devra être validé ou non par le Préfet pour devenir légal.

Il pourra ensuite y avoir des recours en annulation en 2 temps :
- recours gracieux délais dans les 2 mois après l’avis du préfet
- en cas d’échec du recours grâcieux,  recours possible au tribunal administratif délais dans les 2 mois qui suivent
(soit 2 mois + 2 mois).

Ensuite viendra la durée du jugement qui peut durer plus longtemps encore.