23/08/2013

dans la presse : réunion dans la vallée de la Bénatonnière d'une association opposée au PLU de Grosbreuil !

L'ASVB a tenu son assemblée générale à Grosbreuil cet été.

Un article dans le Ouest France le relate (lire ci-dessous).

Assemblée générale en plein air ! Avec plans détaillés.

Visite des lieux. Ici : un parking de plus de 300 places.

Vue de la vallée sur l'église. Ici : au lieu d'une aire de découverte et de promenade serait une nouvelle route, un parking et une aire d'activités sportives face à l'église et en face des riverains.


Par ailleurs, nous avons reçu son rapport moral qu'on nous autorise à diffuser :

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Rapport moral : Françoise du Rivau (présidente)

I. Rappel de l’origine de la création de l’association :
Cette association a été créée pour permettre de distinguer et d’ouvrir.
DISTINGUER :
Il est utile de faire un bref rappel. Une association part à la base de membres, de personnes physiques. Qui suis-je donc pour m'être investie dans cette association ? A la suite de mes ancêtres, enracinés dans le domaine et le château de la Bénatonnière, je me suis impliquée en reprenant ce domaine avec ma famille avec du sens dans le souci de l'ensemble du village, l’histoire du village étant imbriquée avec l’histoire du château dont j’ai dû me séparer avec tristesse, non pour m’enrichir et dilapider égoïstement, mais pour régler les frais de succession liée à une pression fiscale insurmontable pour une famille. J’ai alors tenu à administrer le domaine familial évidemment en tenant compte de l’intérêt de ma famille, avec un souci de la transmission aux générations futures, et aussi en me souciant de concilier l’intérêt familial avec l’intérêt des familles du village chaque fois que cela a été possible, donc en respectant l’intérêt collectif et le bien commun.
A l’occasion de PLU, nous en sommes naturellement arrivés à créer cette association (à laquelle nous pensions depuis longtemps mais sans avoir le temps et c’est le danger imminent qui a été l’événement déclencheur)  afin de bien distinguer la défense des intérêts privés de celle du bien commun et ouvrir la défense des intérêts collectifs avec d'autres personnes qui veulent s'y engager. 
OUVRIR : 
Ceci correspond bien aux manières contemporaines et a pour but de permettre à  tous de bien comprendre que les alertes et propositions que nous formulons relèvent d’un enjeu commun auquel diverses personnes peuvent s’impliquer. Nous recevons constamment le témoignage de grosbreuillois qui sont attachés à la vie de leur commune rurale, qui pensent comme nous que c'est en faisant connaître et partager son patrimoine culturel qu'une communauté vit, se rend aimable et attractive. Cette association permet donc de s'ouvrir à ces personnes.
Cette association loi 1901 permet ainsi une action collective et ouvre un champ d’action qui dépasse le périmètre des intérêts strictement personnels.

II. Rappeler des finalités de l’ASVB. On peut les synthétiser en trois points :
11.       protection de l’environnement du village : développement équilibré, à taille humaine, qui maitrise  la consommation de la terre, et qui respecte le tissu humain avec le souci du respect des racines et une vision à long terme dans la transmission aux générations futures. Il n’y a d’acteurs mieux disposés pour cela que les familles et les associations de familles.
22.        soutien à projet dans la vallée de la Béna et du parc du château : nous en reparlerons plus tard dans la partie sur nos Projets mais en quelques mots nous avons souhaité ouvrir un chemin pédestre permettant de rendre public le paysage de la vallée intact et chercher ainsi à boucler un sentier pédestre tout autour du village. Enfin, nous souhaiterions protéger le château et son parc en réhabilitant le parc de Choulot. Par traditions familiales nous sommes attachés à la préservation du patrimoine architectural : j’ai moi-même été longtemps secrétaire départementale des VMF (vieilles maisons françaises) dont le but est la préservation des bâtiments anciens. Notre association réunit diverses personnes engagées et expérimentées dans le secteur rural, patrimonial, culturel et social.
33.        Etre une force de proposition et aussi un contre-pouvoir naturel pour la défense de la propriété privée face à la domination publique et aux appétits des puissances de l’argent. L’association nous permet de déposer des plaintes collectives. Rappelons que nos difficultés  avec la municipalité dans le cadre du PLU de Grosbreuil peut arriver n’importe où ailleurs et que la situation actuelle est un cas typique, et la mobilisation de notre association fait écho à d’autres actions et doit donc pouvoir servir d’exemple en encourageant les populations à s’impliquer. 

III. Rappel des réalisations passées
Pour sa  première année, l’association est partie  sur les chapeaux de roue ! :
étude approfondie du dossier technique du PLU, alerte à la population par campagne de communication : participation régulière à un blogue sur le PLU (4200 connexions à ce jour) et tractage (1000 tracts dans les boîtes aux lettre du bourg) et campagne par téléphone pour contacter les associations de la commune, plusieurs communiqués et conférence de presse, rédaction de contre-propositions à la mairie, pétition (une cinquantaine de signatures en quelques jours portée à l’enquête publique) et intervention durant l’enquête publique, rédaction des statuts et dépôt légal, campagne d’adhésion, lettre électronique périodique à une liste de diffusion (15 parutions à ce jour), dépôt d’un recours gracieux contre le PLU…

Conclusion :
Merci à tous pour votre aide et votre engagement cette année. Continuons fièrement. 
Vous pouvez nous aider 1) en faisant connaître nos actions pour attirer l'intérêt et le soutien de nouvelles perosnnes concernées et de nouvelles personnes compétentes,  2) en participant à la veille dans la presse locale en nous communiquant les articles intéressants, 3) en nous proposant des articles. 

Pour tout cela, écrivez à :
vallee.benatonniere@gmail.com
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Article du Ouest France
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Infrastructure-sportive-le-projet-d-implantation-pose-probleme-_85103-avd-20130817-65749226_actuLocale.Htm

Infrastructure sportive : le projet d'implantation pose problème - Grosbreuil

samedi 17 août 2013

L'assemblée générale de l'ASVB (Association de sauvegarde de la vallée de la Bénatonnière) a permis la visite du lieu par les adhérents de l'association, et ainsi de mieux visualiser l'espace.
L'assemblée générale de l'Association de sauvegarde de la vallée de la Bénatonnière (ASVB), association de protection et valorisation de l'environnement, de la vallée et du patrimoine culturel, familial et historique du château, s'est tenue, samedi 10 août, sur le terrain même de la vallée. Malgré la période creuse de l'été, une vingtaine de personnes de l'association étaient présentes.
Des failles selon l'association
Les propriétaires de terrains, concernés par l'emprise d'une nouvelle zone AUL pour des activités sportives, prévues dans le Plu récemment entériné, avaient tendu des banderoles sur le terrain pour visualiser l'ampleur et la situation du projet. Après le rapport moral de l'association, dressé par Françoise du Rivau, présidente, et un rappel des activités durant le déroulement du Plu contesté, la parole a été laissée à l'avocat de l'association, maître Geoffroy de Baysnat.
L'avocat, venu des Sables-d'Olonne et spécialisé en droit public, a exposé les nombreuses failles juridiques, tant sur la forme que sur le fond, du Plu en concluant : « Votre association ASVB a déposé un recours gracieux à la mairie, qui n'a pas jugé utile d'apporter ni une réponse ni même un accusé de réception pour la forme. Selon mon expérience, une série de procédures va être engagée, qui peuvent être longues et fastidieuses. »
Blocage pour la zone
Déplorant cette situation, le secrétaire de l'association, est dépité : « Je ne comprends pas ce refus de dialoguer. » Le rejet de ce recours gracieux signifie que la commune se plonge dans un blocage pour cette zone, sur laquelle la municipalité projetait une imposante zone d'activités, incluant un parking de près de 340 places.
« Ce Plu compromet également le projet de chemin thématique soutenu par notre association, alors que ce projet est pourtant, insistons bien sur ce point, le seul et unique projet à caractère de tourisme vert qui a émergé durant l'étude de ce Plu, en dépit des déclarations d'intention dans le Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) », est-il précisé.
Ouvrir sur la vallée
Interrogée sur les suites, l'ASVB indique qu'elle va tenter une nouvelle fois de faire connaître son projet d'ouvrir le paysage de la vallée de la Bénatonnière qui offre une vue sur le château. Un environnement inconnu des habitants, puisqu'inaccessible actuellement. Elle va ainsi tenter de boucler tout un chemin pédestre autour du bourg de Grosbreuil.

15/08/2013

Dans la presse : l'APJV demande l'intégrité de la Vallée de la Bénatonnière

Voici un article très intéressant dans le Ouest France du 07/08/13.

L'association des parcs et jardins de Vendée (APJV) demande maintien de "l'intégrité de la composition du parc paysager" dans la vallée de la Bénatonnière.

Il apparait que les corps intermédiaires par leurs initiatives privées cherchent avec leurs modestes moyens à protéger l'environnement contre les appétits des investisseurs et les rêve de grandeur des municipalités.
Un essor harmonieux est pourtant possible mais il faut pour cela respecter une certaine modération et faire un bon usage du bien d'autrui ou du bien collectif, et respecter les personnes privées et les associations.

Respecter ?

Justement, comme il est rapporté dans l'article :
"... les élus sont tentés par l'urbanisation mais c'est une question de respect. Et ils ne peuvent pas respecter ce qu'ils ne connaissent pas".
C'est pourquoi les élus doivent chercher à connaître, échanger, dialoguer et en premier lieu avec les familles et les habitants et non en premier lieu avec les sociétés à but lucratif...

02/08/2013

Le PLU en voie d'être totalement bloqué

Le PLU en voie d'être totalement bloqué suite au rejet du recours gracieux.

Le 20 mai dernier ce blogue communiquait sur le recours gracieux adressé par l'ASVB au maire de Grosbreuil au sujet du PLU de la municipalité.

Nous pouvons vous informer que l'ASVB n'a reçu aucune réponse de la municipalité à ce recours et que les délais légaux sont dorénavant dépassés.
 
 Cela signifie que la suite probable sera le dépôt d'un recours au tribunal administratif, point sur lequel l'association délibérera  prochainement, et par conséquent un blocage administratif de l'ensemble du PLU.

Par ce refus d'entente, de concertation, les projets de la municipalité vont donc être bloqués pour longtemps : les beaux projets vont céder la place à la réalité de longues périodes de tracasseries. 
Et ceci alors que l'association ASVB s'est efforcé de mettre en garde, d'avertir et d'ouvrir des propositions...

Où est le bon sens ?
Qui a conseillé la commune et l'a entraînée dans cette crise ?
Quelle est l'intention politique qui a mené la commune dans cette impasse ? 

Parmi les premiers touchés, les associations sportives, et donc leurs membres, à qui la municipalité a fait rêver de beaux projets vont notamment en subir les conséquences immédiates : le projet de terrain de foot part en fumée et est repoussé aux calendes grecques, alors qu'il pouvait être réalisé immédiatement sur un terrain proposé à côté de l'aire de jeux des lavandières...

A se demander si la municipalité voulait vraiment rapidement ce terrain de sport...
En tout cas, comprenne qui pourra...

Affaire à suivre...

02/06/2013

dans la presse :recours gracieux sur le PLU

Un article est paru dans le Ouest France au sujet d'un recours gracieux déposé sur le PLU

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-association-conteste-le-Plan-local-d-urbanisme-_85103-avd-20130523-65204813_actuLocale.Htm


Une association conteste le Plan local d'urbanisme - Grosbreuil

jeudi 23 mai 2013
Suite à l'adoption du Plan local d'urbanisme (Plu) par le conseil municipal du 12 mars, l'Association de sauvegarde de la vallée de la Bénatonnière (ASVB), avec le concours d'un avocat spécialisé, a déposé un recours gracieux au maire contre la délibération du conseil municipal.
Ce recours conteste de nombreux points jugés problématiques par l'ASVB.
Ces points, à l'avis de l'association, reposent tant sur le fond que sur la forme : tout d'abord, sur les procédures (public mal informé, étude d'impact succincte, enquête publique non conforme, rapport d'enquête insuffisant, conseil municipal mal informé), mais aussi sur le contenu du Plu lui-même (erreur manifeste d'appréciation sur le zonage, détérioration de l'environnement, manque d'objectivité, Plu rédigé « sur mesure » pour les intérêts privés d'une société commerciale).
Il revient au maire de répondre à ce recours gracieux d'ici deux mois. « En cas de refus, le recours finira alors au tribunal administratif pour de longues procédures judiciaires en rendant difficile ou inapplicable les dispositions du Plu », assurent les responsables de l'ASVB qui ajoutent : « Ce recours gracieux est la dernière chance pour la commune de rebattre les cartes du Plu pour réaliser ses projets. Le refus de tout compromis sera imputable à elle seule. Il ne s'agit pas de savoir qui a tort ou raison, mais un accord amiable serait souhaitable plutôt qu'une procédure judiciaire à l'issue incertaine. »
L'ASVB souhaite que son projet de chemin thématique, conforme au Padd et au tourisme vert, fasse enfin l'objet d'une étude et d'une information auprès des habitants. « Car la qualité du cadre de vie est un critère primordial de bien-vivre et apporte une ouverture profitable à tous sur la vallée de la Bénatonnière », insiste l'ASVB.

20/05/2013

Un recours est déposé contre le PLU

Un recours est déposé contre le PLU

ça y est, ce qui était prévisible commence : un recours a été déposé contre le PLU...

Pour l'instant, il s'agit du recours gracieux, c'est à dire qu'il revient au maire d'y répondre.

En cas de refus, c'est la commune qui part pour une longue période de tribulations judiciaires.
Pourquoi le maire refuserait-il une nouvelle fois les arguments qui lui sont communiqués ?


L'info sur le recours se trouve sur la page :

http://grosbreuil.blogspot.fr/p/une-association-depose-un-r.html

09/04/2013

le PLU est adopté : un cas de conscience ?


Le PLU est adopté : un cas de conscience pour Monsieur le maire ?

Le PLU a été adopté par le conseil municipal de Grosbreuil.

Le dossier est-il bouclé pour autant ? Pas si sûr...
Les conditions de son adoption et son contenu sont encore floues aujourd'hui : attendons la suite.

Les individus comme les associations doivent maintenant savoir qu'elles ont deux mois à partir de la publication dans la presse (donc à partir du 29 mars en l'occurrence) pour déposer un recours contre ce PLU. Il leur faut pour cela écrire à la mairie, ou bien contacter l'association de sauvegarde de la vallée de la Bénatonnière (ASVB : vallee.benatonniere@gmail.com ) qui pourra donner des conseils.

Arrêtons-nous un moment sur un article paru dans le Ouest France et intitulé : "un plan local d'urbanisme adopté en toute conscience".

La municipalité reconnait donc qu'elle est consciente des conséquences de ses décisions et de l'avenir dans lequel elle dirige la commune. Il ne sera donc pas possible d'arguer l'ignorance ou l'inconscience.

Dans cet article, le maire évoque le respect de "la loi" et la "réalité du terrain". Intéressante déclaration à garder en mémoire.

Enfin, le maire s'appuie et c'est compréhensible sur les soutiens qu'il a reçus comme autant de caution, en les mettant en opposition non pas à l'ensemble des critiques des divers intervenants mais aux "critiques formulées par une famille". Cela devient vraiment intéressant. Il ne veut ni nommer la famille ni expliquer et répondre aux critiques formulées, feint d' ignorer le tout, et puis en fait à peine le PLU adopté, on découvre qu'il y avait bel et bien présent en arrière-pensée de cibler et relativiser une famille en particulier ! Vu de l'extérieur ou en prenant du recul en lisant cela dans le temps, on est quand même amené à se demander : est-ce de la politique pour l'avenir ou du clochemerle ?

Le maire, comme le commissaire enquêteur d'ailleurs, minimisent par ailleurs les interrogations et projets de l’Association ASVB en évitant d'en parler !

Ensuite, il fait une révélation formidable : Mlle de Beaumont est décédée ! Les familles les plus enracinées de Grosbreuil connaissent Mlle de Beaumont... qui est retournée ad Patrem en... 1988 ! Pour les autre,s ce fait ne leur parlera guère et se demandent vraiment quel est le rapport avec le schmilblick...

Ce qui est plus intéressant, et c'est ce blogue qui l'a mis en valeur le premier ( http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/03/qui-est-le-proprietaire-de-la.html ), c'est que le maire tient à rappeler que c'est une société immobilière et commerciale qui est maintenant propriétaire du château depuis 2010 ! 
Pourquoi insiste-t-il sur ce point ? Sans doute en pensant ainsi décrédibiliser Mme du Rivau qui a écrit une lettre avec son coeur et sa raison ( lettre reprise ici  http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/02/lettre-aux-conseillers-municipaux.html ), dont il souhaite relativiser la portée et les arguments.
Pourquoi le premier communiqué dans la presse du maire sur le PLU adopté reprend-il la ligne des propriétaires du château ? Par un pseudo-raisonnement, cela vise à dire : les arguments de ceux qui s'inquiètent de l'avenir du château sont sans portée puisqu'ils n'en sont pas (ou plus) propriétaires: voilà le principe erroné à l'origine du paralogisme.

En raisonnant, on serai amené alors à penser que les arguments ne sont valables que pour les biens dont on est propriétaire.  On pourrait le penser... Lorsque cette même famille fait des propositions conformes au PADD sur sa propriété, alors là elle devrait être entendue ! Et bien non ! Là, non plus, on ne doit pas l'écouter non plus, car de quel droit se mêle-t-elle d'avoir des idées pour protéger et orienter son bien conformément à ses droits ? et ce sans dénaturer l'intérêt général du projet.
Bref dans un cas comme dans l'autre, il y a des gens dont les arguments ne trouvent pas écho, en raison de leur identité.

Qui peut constater ces attitudes contradictoires sans se poser de questions ?

Quelles arrière pensée y a-t-il? Le reproche serait-il d'avoir essayé de dialoguer, malheureusement sans y parvenir.   
Pour le reste que va-t-il se passer? Cela devient clochemerle et c'est hélas le village qui risque d'être embarqué dans une mauvaise histoire.

En filigrane, on a donc la déclaration que les propriétaires familiaux précédents ont dévitalisé le château et que le château ne pourra vivre que lorsqu'il aura changé de destination pour passer du statut de patrimoine familial au statut de capital, domaine immobilier et commercial. 
Mais la pilule ne passe pas :
  • Ce PLU n'a aucun projet en faveur du tourisme vert et même il l'entrave avec un complexe sportif (terrain de foot) mal placé.
  • Ce PLU ne s'est pas intéressé  à la mise en valeur de la vallée de la Bénatonnière qui est sacrifiée, malgré l'avis favorable, mais non  sans réserves, donné par la commission des sites et paysages qui a travaillé en amont sur dossier en ignorant les critiques et les propositions des familles riveraines. Beaucoup d'efforts ont cependant été apportés pour offrir des propositions cohérentes et ouvertes sur l'avenir, mais ces propositions avaient un seul malheur pour être ignorées : elles étaient défendues par "une famille" qu'il est difficile d'accepter pour des "motifs historiques" : et c'est ainsi qu'on gère le bien commun.
  • On veut nous faire croire que le château et son site n'étaient pas protégés dans le POS actuel et que cela entravait sa restauration (le nouveau propriétaire en a pourtant les moyens) pour le faire "revivre" ce qui est complètement faux. Le changement dans le PLU aurait pour but de permettre, enfin au château de vivre et que pour que le château vive, il doit changer de destination pour un projet privé imprécis et faisant fi des servitudes particulières le protégeant. Un permis de construire a déjà été accordé en 2011 dans ce sens par le maire au nouveau propriétaire, qui est pendant suite à un recours au tribunal pour cause  de changement de destination, dissimulé derrière une déclaration de résidence secondaire !
  • Comment le maire peut-il  employer le terme  "patrimoine" en parlant du château puisqu'il avalise le fait que celui-ci doit perdre sa dimension familiale, sociale et culturelle pour devenir un hôtel haut de gamme (c'est à dire au prix élevé) ?
L'ASVB reste en tout cas une association, à but non lucratif elle, qui cherche à regrouper ceux qui veulent protéger et transmettre dans un but plus ouvert le patrimoine naturel et culturel des habitants de Grosbreuil.
ARTICLE DU OUEST-FRANCE
Un plan local d'urbanisme adopté en toute conscience - Grosbreuil
lundi 01 avril 2013

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont adopté la version définitive du Plan local d'urbanisme (Plu). « Durant plus de trois ans, avec l'aide des professionnels du cabinet Ouest'Am, de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (Caue), les élus ont travaillé pour définir le développement futur de la commune en essayant de concilier la Loi avec les réalités du terrain. Au cours de ce travail, les enjeux environnementaux ont été très présents », indique le maire, Dominique Biron.
Au final, les élus ont eu la satisfaction d'obtenir un avis favorable à l'unanimité de la part des membres de la commission des paysages et des sites (celle-ci est composée de représentants de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, et de diverses associations de défense de l'environnement). « Cette reconnaissance officielle du Plu relativise les critiques formulées par une famille à propos du Plu de Grosbreuil et, en particulier, ce qui est dit au sujet du château de la Bénatonnière (voir Ouest france du 16-17 mars). Il paraît utile de rappeler que ce château, après le décès de Mlle Yolande de Beaumont, a été vendu par l'héritière, Mme du Rivau, à un couple d'Anglais, M. et Mme Yan Murray-Obodinsky qui l'ont revendu, en 2010, à la société Abelyssimo, représentée par Didier Laury », insiste le maire.
« Lors de la réflexion du Plu, les élus ont pris conscience du patrimoine que constitue ce château. Aussi, ils ont pensé que le Plu devait offrir un cadre pour faciliter sa mise en valeur, tout en protégeant le site. Dans cet esprit, des orientations d'aménagement ont été rédigées pour que ce patrimoine puisse revivre sans être défiguré. Cette proposition a obtenu un avis favorable de la commission des paysages et des sites. Le préfet n'a émis aucune réserve concernant le secteur du château de la Bénatonnière. »

08/04/2013

Qui est le Commissaire Enquêteur ?

 Qui est le commissaire-enquêteur qui a rédigé le rapport d'enquête publique ?

Après avoir éclairé la question "qui est le propriétaire du château de la Bénatonnière ?" ( http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/03/qui-est-le-proprietaire-de-la.html ), cette nouvelle question sur le commissaire enquêteur nous est posée depuis quelque temps par des personnes qui se mettent à trouver curieux le déroulement de ce PLU.
Cet acteur n'en est pas moins important non plus !
Et il n'est pas moins intéressant de connaître un peu mieux la vie publique des personnes engagées.

Rappelons que les enquêtes publiques sont menées par un commissaire enquêteur, et en l'occurrence l'enquête à Grosbreuil a été menée par le président de l'association des commissaires enquêteur du département. Quel honneur pour Grosbreuil ! D'autant que ce président n'a suivi que deux enquêtes publiques en 2012 dont celle de Grosbreuil. C'est dire si le sujet était de taille : on a fait venir l'artillerie lourde pour le mener !

L'image d'artillerie n'est d'ailleurs pas totalement fausse et le registre militaire a même du sens puisque que le commissaire Arnold Schwerdorffer est général en retraite. Plusieurs ont pu le deviner durant l'enquête publique menée avec autorité, mais il faut rappeler qu'un commissaire enquêteur est juste, comme son nom l'indique, un commis : ce n'est pas un élu et il n'a pas de pouvoir de police. Un commissaire reçoit la mission de recevoir et d'écouter le public dans le service et la neutralité. Un maire a quant à lui un pouvoir politique et de police.

Nous avons déjà eu l'occasion une première fois de commenter notre opinion sur la neutralité et l'impartialité du commissaire suite à la lecture de son Rapport...

Il est vrai que Monsieur Schwerdorffer, dont la brillante carrière militaire est reprise sur Wikipedia (cf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Schwerdorffer), n'est pas une personne neutre dans ses opinions.  Comment en douter puisqu'il était délégué départemental d'un parti politique (le parti UDF en l'occurrence) et il s'est présenté à plusieurs élections sous l'étiquette UDF et MoDem.

Il fut notamment tête de liste aux élections cantonales en 2008 d'une liste créée pour s'opposer contre une personne, en l'occurrence Philippe de Villiers, alors président du conseil général.

Cette liste avait crée un embrouillamini. En effet, le MoDem dont il était membre était un parti satellite de l'UMP et Villiers était lui-même dans la majorité présidentielle à cette époque. Ainsi la création de cette liste d'opposition entre partisans de la même majorité avait posé question : fratricide ? Plus complexe encore, cette liste d'opposition à Villiers était nommée "front républicain" et soutenue par le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et le parti Les Verts : c'était un montage curieux à comprendre, alors souligné dans la presse (cf : http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-Stephane-Frimaudeau-agace-l-UMP-_-535806_actu.Htm )
En tout cas, c'était une expérience politique de force pour s'attaquer à un candidat en particulier, et cet engagement fort tous unis contre le président de la Vendée n'a pu être mené que par une personnalité forte et aux convictions très engagées contre son adversaire.

Dans les faits, la mayonnaise n'avait pas pris puisque le concurrent avait été plébiscité dès le  premier tour avec 79,2%. Est-ce à la suite de cet échec que la vocation de commissaire est née ? En tout cas, un commissaire enquêteur aux positions et opinions politiques si engagées amène à se poser des questions sur sa neutralité face à d'autres opinions que la sienne. Il n'a pas cessé de défendre les remarques en faveur du PLU en minimisant ou occultant et refusant certaines propositions n'allant pas dans le sens souhaité. C'est normalement le citoyen qui est l'acteur civique et maître de ses remarques dans une enquête publique et non l'inverse.

De quelle manière, les enjeux  pour Grosbreuil sont-il traités à travers des personnes aussi puissantes qu'une Sté. écran ayant acheté le château et un commissaire enquêteur investi en politique ? Est-ce un crime de se poser la question ?
Cela n'est pas banal et n'y a-t-il pas une entente entre les différents acteurs? Demander au maire certaines précisions ne doit pas être un alibi pour mieux justifier sa position et permettre ainsi d'avaliser le PLU sans reproche.

En face, les citoyens libres et indépendants, les simples particuliers aux pouvoirs limités, doivent s'accrocher pour faire face et être entendus !

NB : votre blogue est libre et conscient des événements mais il est aussi petit et fragile : nous n'avons repris ici que des informations à caractère public, que l'on retrouve d'ailleurs dans la presse ou sur l'Internet. Ici, grâce à la bulle de liberté laissée par Internet, on fait ce qu'on peut mais ce n'est pas Mediapart !

19/03/2013

Associations intervenues lors de l’enquête publique.


Associations intervenues lors de l’enquête publique.

 De nombreuses associations sont intervenues lors de l’enquête publique pour exprimer leurs opinions et réserves. Elles manifestent l’intérêt et la préoccupation selon leur missions respectives de défense.
Leur engagement est à saluer.

Nous pouvons ici citer un certain nombre d’entre elles :

 ASVB

Association de Sauvegarde de la Vallée de la Bénatonnière

Mission : protection et valorisation de l’environnement de la Vallée et du patrimoine de la Bénatonnière  à Grosbreuil (Vendée), tant sur le plan de la nature, des sites et des paysages, que de l’utilisation de son sol.    

Vmf

Vieilles maisons françaises

Créée en 1958 et reconnue d’utilité publique en 1963, les Vieilles Maisons Françaises se consacrent à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager.

Fondation du patrimoine


La Fondation du Patrimoine a pour but essentiel de sauvegarder et de valoriser le patrimoine rural non protégé. Maisons, églises, ponts, lavoirs, moulins, patrimoine industriel, mobilier, naturel… tous les types de patrimoine de proximité sont éligibles à l'action de la Fondation.

Association parcs et jardins de Vendée


Cette association est membre du Comité des Parcs et Jardins de France (CPJF).
Les activités du C.P.J.F fédérant les associations de parcs et jardins, s'organisent pour développer :
·                          la connaissance des parcs et jardins en France
·                          leur protection et celle de leur environnement
·                          leur richesse botanique
·                          la mise en valeur de leurs éléments remarquables
·                          les conditions économiques de leur pérennité, en particulier la mise en place de plans à moyen terme incluant à la fois entretien et restauration
·                          la promotion des parcs et jardins qui acceptent de s'ouvrir au public

Association vendéenne pour les libertés rurales

Mission :  défendre la liberté de la chasse et les droits liés à la propriété rurale dans le strict respect des dispositions législatives et réglementaires.

Propriété privée rurale


La Fédération nationale et les 80 Syndicats départementaux de la propriété privée rurale sont le seul syndicat professionnel indépendant, qui représente et défend les intérêts de plus de 4 millions de propriétaires agricoles et ruraux en France, quel que soit leur profil.

Association de défense de l’environnement en Vendée


L'ADEV est une association départementale agréée comme association de protection de l'environnement, dans le cadre géographique du département de La Vendée.  Elle cherche à apporter sa contribution à l'effort de préservation de l'environnement et de la biodiversité et à la promotion du développement durable.

AVQV
Association vendéenne pour la qualité de la vie

L'AVQV, créée en 1975, s’engage pour défendre le patrimoine de la Vendée dans le respect des valeurs : protéger et mettre en valeur l'environnement urbain, rural et littoral, agir avec bon sens pour plus d'efficacité au service de l'environnement, privilégiant ainsi l'équilibre de l'homme dans son milieu.

la Société de chasse de la Bénatonnière

La Fédération de Chasse de la Vendée

AVIGEN 
Association Vigilance Environnementale
Cette association, qui a son siège à Grosbreuil, soutient le PLU.

"Grosbreuil dit non aux incinérateurs"
Cette associaiton est  favorable aux espaces verts et a réclamé des jardins familiaux et demandé un traitement des eaux usés par phytoépuration.

18/03/2013

Ouest France. Article sur le château


Défense du château de la Bénatonnière : lettre au maire - Grosbreuil

Un nouvel article très clair du Ouest France du samedi 16 mars 2013 informe les lecteurs de la lettre reçue par le Conseil municipal par l'ancien propriétaire du château.

L'article se trouve également sur le site de Ouest France :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Defense-du-chateau-de-la-Benatonniere-lettre-au-maire-_85103-avd-20130316-64758416_actuLocale.Htm




Notre blogue annonçait l'existence de cette lettre ici :
http://grosbreuil.blogspot.fr/2013/02/lettre-aux-conseillers-municipaux.html

05/03/2013

Qui est le propriétaire de la Bénatonnière ?

(Le château a été remis en vente en 2014 et a finalement trouvé un nouvel acquéreur à l'été 2017 : voir à la fin de cet article)

A qui appartient le château de la Bénatonnière ? 

Dans l'enquête sur le PLU, on demande à la population de croire sur parole les engagements du nouveau propriétaire du château de la Bénatonnière. Quels sont les motifs de confiance ou de crédibilité ?
Or, d’un côté, l’intervention dans l’enquête publique il déclare avoir l’intention de faire un complexe hôtelier, ce qu’il ne peut pas dans le cadre du POS (plan d'occupation des sols)actuel. De l’autre côté la commune représentée par le maire a délivré en 2011 un permis de construire sur dés bâtiments pour un projet de résidence secondaire. C’est à n’y plus rien comprendre…

A qui appartient le château de la Bénatonnière ?
Le château est resté pendant 4 siècles dan la même famille, qui a dû s’en séparer sous la contrainte fiscale de frais de succession énorme (60%). Cette famille a alors pris le soin et le temps de trouver un acquéreur correspondant aux exigences du domaine, et le château a alors été racheté par une famille anglaise qui l’a conservé dans son cadre familial durant 21 années, puis l’a vendu en 2010. Le deuxième acquéreur à acheter le château est le propriétaire actuel. Ce propriétaire est une société, personne morale : la SARL ABELYSSIMMO.

Qu’est-ce que la société ABELYSSIMMO ?
Les statuts  de la société ABELYSSIMMO, déposés le 27 octobre 2010, sont sous la forme de S.A.R.L. (société à responsabilité limitée).
Le capital de la SARL ABELYSSIMMO a été apporté par la société "DJ DEVELOPPEMENT Sarl.". Cette dernière société est elle-même représentée par M Didier Laury agissant en qualité d'Associé unique fondateur de la société ABELYSSIMMO Sarl. C’est M Didier Laury qui a déposé une observation relatif au projet du château dans le registre lors de l’enquête publique.

Cette SARL ABELYSSIMMO est une société immobilière et commerciale qui a pour objet principal:
  - l'acquisition, la gestion et la vente d'investissements immobiliers et fonciers et plus généralement toutes opérations de quelques nature quelles soient économiques ou juridiques, financières, techniques, civils ou commerciales, pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet objet ou à tous objets similaires, connexes ou complémentaires et susceptible d'en faciliter le développement ou la réalisation.

Le premier permis de construire autorisé par le maire à la société ABELYSSIMMO pour des travaux importants sur des transformations de dépendances est stoppé, dans l'attente du jugement, suite à un recours au tribunal administratif de Nantes motivé par les plaignants par : plans non conformes à la réalité, transformations contraires aux conditions du POS en vigueur.

Qui est M Didier Laury ?
Nous ne pouvons pas répondre, ne l’ayant jamais croisé. Qui a déjà rencontré M Didier Laury en personne ? Il s’est déplacé lors de l’enquête publique, mais en dehors des heures de permanence, comme le précise le Commissaire enquêteur dans son rapport.
Par suite, qui a connaissance de son projet, en dehors des orientations présentées dans le projet de PLU modifiant le POS ?
Il est dommage qu’il n’ait pas trouvé le moyen de répondre positivement à l‘invitation de bon voisinage qui lui avait rapidement été faite par ses voisins le plus proches, qui de plus se trouve être la famille d’origine du château.

Cette invitation visait de plus à régler certains points pratiques et nécessaires de voisinage : servitudes diverses (dont la chapelle), limites de propriété, droit de passage, etc.


M Didier Laury est un homme d’affaires, à la tête d’une holding de plusieurs entreprises, notamment et de la grande distribution (centres Leclerc de la banlieue nantaise).

Infos de la presse spécialisée parue sur l’Internet : la revue LSA est une importante et sérieuse revue professionnelle de la grande distribution.

Il est lui-même le fils de Joseph Laury qui a initié cette puissance d’entreprises dans la grande distribution.

http://www.lsa-conso.fr/un-baron-de-leclerc-dans-le-nautisme-de-luxe,132643
« Un baron de Leclerc dans le nautisme de luxe
Publié le 13 septembre 2012
Didier Laury, propriétaire de l'hyper Leclerc Océane à Rezé (44) vient de racheter deux chantiers de bateaux à moteur de luxe, Arcoa (Lorient) et Rhéa Marine (La Rochelle). Didier Laury n'en est pas à sa première diversification. Son holding DLJ Développement possède Calice Cosmétique qui propose depuis peu des soins à base de polyphénols de pomme (« apple anti-âge »). Il est aussi présent dans les installations photovoltaïques, l'automobile, l'informatique et la promotion immobilière, entre autres. » Citation.

Quelles sont les pratiques de la grande distribution ?
A chacun de se renseigner… Les médias ont suffisamment l’occasion de rapporter les méthodes de la grande distribution pour que chacun puisse se faire une opinion. On peut se demander si une petite municipalité pourra faire le poids pour obtenir les garanties qu’elle souhaite lui imposer dans le PLU, comme l’agglomération nantaise a dépensé beaucoup d’énergie pour y parvenir. Et à plus forte raison pour les simples particuliers de faire respecter leur droit ni de se faire entendre.

Ici quelques informations sur l’Internet :

« Nantes rêve d'un coeur de ville haut de gamme »

Il est intéressant de constater que l’on retrouve la même sémantique que celle employée par M Laury dans l’Enquête publique :
Citation du journal « RETROUVER LE LUSTRE D'ANTAN ».

Citation de l’enquête publique : « château de la Bénatonnière retrouvera tout son éclat d’antan ».

Dans une autre interview, on retrouve également le même argument de la création d’emploi : c’est un argument qui ne mange pas de pain et qui passe toujours bien, surtout en temps de crise.


Destruction d’un manoir par M Joseph Laury
Pour créer un nouvel hypermarché, une vieille demeure du patrimoine a  été rasée : «  Un manoir datant du XVIe siècle a dû être rasé : seule a été conservée, une ancienne orangerie, bâtiment inscrit à l'inventaire du patrimoine communal. ». Seule a donc été préservé ce qui était inscrit à l’inventaire du patrimoine, c'est à dire ce qu'il était obligatoire de conserver.


Qu’en est-il du château de la Bénatonnière ?
 Il a été acheté depuis plusieurs années et semble être laissé depuis lors comme à l’abandon au niveau de son entretien, ainsi que son parc.  

Pourquoi tant de difficultés ?
Parce qu’une société commerciale gère un bien immobilier sous le rapport du capital et n’investira  donc qu’aprçs avoir pu estimer le profit.  Une famille, un particulier, gère en bon père de famille, amoureux des vieilles pierres et de l’histoire gère un bien immobilier comme un patrimoine et y consacre de sa vie avec passion et y donne de soi-même avec comme satisfaction, non un gain financier, mais le bonheur d’embellir, de continuer l’histoire et de la transmettre. C’est le bonheur de vivre sur place et de se construire soi-même ou de construire la famille autour d’une demeure familiale, c’est le don de soi aux générations futures qui constituent l’espoir des passionnés qui s'investissent pour des châteaux à vocation familiale et patrimoniale. Il y a en France un amour du patrimoine et des vieilles demeures profondément ancré dans la culture, il y a de nombreuses personnes passionnés par l’histoire, l’architecture, la culture, les parcs et jardins, le patrimoine, etc. De nombreux exemples de mécènes existent de châteaux et vieilles demeures et de pars et jardins qui ont été restaurés dans le respect de leur nature et de leur histoire, ce qui fait l'intérêt et l'authenticité du patrimoine français, qui attirent énormément de visiteurs lors des journées du patrimoine par exemple. C'est une vision radicalement différent d'une opération immobilière et commerciale.

Mais, c’est une vision jugée rétrograde par la municipalité actuelle qui facilite du commercial dans le château de la Bénatonnière, à l’opposé d’une économie à but familial et social pour y voir à la place une économie à  but commercial et lucratif, et malgré les déclarations contraires.

Quels sont les projets concrètement ?
Concrètement, on ne sait pas bien : l’intention serait peut-être de transformer tout le château en hôtel (avec toutes les transformations que cela représente en terme de mise aux normes de confort et d’accueil du public,), de construire une curieuse extension du sous-sol (dans quel but : discothèque ?), et de construire un nouveau bâtiment ou une extension entre le château et l’ancienne boulangerie du château (une dépendance).
Bref, de tels projets seraient de mauvais aloi et sans rapport avec les promesses d'« éclat d’antan » et qui seraient différents de la restauration du patrimoine existant.


Addendum 1 : le château a été remis en vente par la société Abelyssimmo dès 2014 :
http://grosbreuil.blogspot.fr/2014/05/la-benatonniere-remise-en-vente.html
Ce propriétaire a acquis le château dans un état impeccable et l'a lamentablement laissé  se dégrader de manière scandaleuse. En effet, son projet était lucratif et financier et nullement patrimonial, culturel ou de tourisme vert.

Addendum 2 : Après 3 ans de mise en vente, le château étant difficilement vendable en raison de sa pitoyable détérioration et du projet communal incohérent de 4 hectares d'infrastructures sportives dans le domaine, un acquéreur s'est finalement lancé dans le projet de rachat du château, qui a donc été racheté au cours de l'été 2017. Il s'agit d'une personne privée (pas une société commerciale) désirant respecter le caractère de cette vieille demeure. Il ne s'agit donc plus d'un projet strictement financier  d'affaire commerciale mais de faire revivre à dimension humaine et réaliste cette demeure historique et son parc.
Info actualisée août 2017 : ici

20/02/2013

L’ "éclat d’antan" du château selon le nouvel acquéreur


L'enquête publique n’a pas suscité l’enthousiasme escompté et assez peu d’avis favorables, mais a soulevé des interrogations.
La mobilisation de plusieurs associations aura permis d'apporter quelques réserves sur le projet concernant le château.

Mais cette enquête publique aura permis de lire l'intervention du gérant du château.

Revenons ainsi sur un point du Rapport de l'Enquête publique. Nous le citons ici en entier.

« 12.5.1. Intervention de M. Laury
Il convient au préalable de présenter l’intervention de M. Laury (I.24), propriétaire du château de La Bénatonnière, portée le 28 novembre (en dehors d’une permanence) sur le registre d’enquête.
Dans celle-ci, il considère que le schéma défini par la municipalité donnera un aménagement cohérent et dynamique et des services complémentaires indispensables à la commune. Il affirme en outre qu’avec le projet d’hôtellerie haut de gamme, le château retrouvera son éclat d’antan, s’intégrera parfaitement dans son environnement et que toute extension du type mobil-home est évidemment exclue. Il souligne que le projet sera créateur d’emplois directs et indirects, en dépit du contexte économique tendu.
Remarque du commissaire enquêteur : Cette intervention me paraît essentielle. Avec simplicité et concision, elle donne l’esprit dans lequel le propriétaire entend concevoir le projet, de sorte qu’elle me semble répondre aux inquiétudes et critiques qui se sont exprimées, tout en confortant les soutiens apportés. »

   Comment ne pas réagir face à cette présentation laudative et confiante, pour ne pas dire partiale ? On a vraiment le sentiment qu'il y a des écrits qui perdent en crédibilité par défaut de nuance et d'esprit critique. A moins d’être pris pour de simples gogos, on comprend mal pourquoi il y a dans l'enquête publique des personnes qu’il faut croire sur parole et d'autres qui ne méritent ni d'être crues ni d'être citées...
   La raison incite au contraire à plus de modération dans la foi... Mais si jamais la municipalité avait obtenu des garanties de la part de la société qui a racheté le château, il n'en est pas de même du simple quidam, qui a pour simple référence, soit des éléments sûrs et tangibles, soit ce dont on le fait rêver. 
   Or de projet tangible, il n'y en a pas.
   On nous renvoie donc au rêve collectif. Comment s’en contenter ?

Ce rêve tient dans une formule brillante relevée plus haut : redonner au château "son éclat d'antan" ! Une belle formule qui rassure, et qui laisse croire que cet éclat retombera sur tous. Donc tous sont appelés à valider le PLU.

C’est même une technique assez choquante car on joue sur les difficultés d’une société qui subit la crise pour nous faire croire que le sacrifice du château résoudra nos difficultés, et occulter le fait que le but n'est pas du mécénat culturel ni social mais bien commercial et lucratif : n’écoutez pas les empêcheurs de tourner en rond qui vous parlent de préservation du patrimoine mais  laissez transformer vos symboles et les demeures historiques, on promet des emplois en contrepartie.

Le gérant de la société qui a racheté le château, et qui contrairement à ce qu'écrit le Commissaire n'est donc pas le propriétaire du château (c'est un raccourci erroné) écrit dans le registre : « ...le projet du château de la Bénatonnière retrouvera tout son éclat d’antan avec une hôtellerie haut de gamme ».

SON ECLAT D’ANTAN ?

Il nous manque un maillon pour comprendre et vraiment on s'interroge : qui est cet expert pour nous parler du passé de la Bénatonnière et s’en servir pour argumenter les propres projets d'une société commerciale ?

Sur quoi se fonde-t-il pour juger de l'histoire de la Bénatonnière ?

Un homme d’affaires ne semble ni connaître ni être disposé à s’intéresser à l’histoire du château qu’il a acheté. Il a peu à dire sur son passé et pourtant il fonde son argumentation dessus, mais il a entre ses mains l'avenir de la demeure mais à ce sujet, il y a comme un flou...

L' "éclat d'antan" est une formule qui risque de faire crier les pierres, qui fait crier les vieilles pierres du château.

Quand on acquiert une vieille demeure chargée d'histoire, et si on considère qu'il n'y a pas que l'empire et les valeur de l'argent, on respecte le bien qui arrive entre nos mains. Cette vieille demeure n'est rien dans l'histoire du nouvel acquéreur, société commerciale, mais cette vieille demeure représente pourtant une part d de l'histoire de la famille qui l'a habitée durant des siècles sans la vendre jusqu’à la contrainte fiscale, mais aussi une part de l'histoire des familles du village et de la région. Savoir où investir son argent est une chose. Savoir que tout n'est pas qu'argent  est autre chose.

Or la vérité est que la Bénatonnière n'a jamais été conçue par ses bâtisseurs pour être un lieu de commerce, un "hôtel haut de gamme". Ce château n'a pas été bâti pour enrichir une activité commerciale. Le transformer en "hôtel haut de gamme" n'a pas de rapport avec son supposé "éclat d'antan". 

Mais si le nouveau gérant du château s'intéresse à l'histoire du château, et veut respecter cette demeure, il pourrait y avoir une logique à celle de respecter ses voisins qui semblent connaître cette demeure depuis un peu plus longtemps. Mais pour cela, il faudrait accepter de les rencontrer… 

Pour transformer le château, il faut les autorisations du PLU et il faut parvenir à transformer le passé et à faire taire ceux qui peuvent rappeler ce passé.

 La Bénatonnière, comme toutes les vieilles demeures, est attachée à l’histoire de ses bâtisseurs, des familles et de la terre où il est situé. Dans ses pierres sont inscrites l’histoire des personnes qui y ont vécu, qui y ont travaillé, qui y sont nées, qui y sont décédées. Non, ce château n’a pas été créé pour être une source de revenu commercial ! Qu’on ne dise pas qu’un château ne doit être considéré que sous l'aspect du capital immobilier, comme un tas de pierres ayant une valeur financière, car alors pourquoi vouloir faire un « hôtel haut de gamme » dans un château ? C’est bien parce que ces pierres représentent quelque chose qu’on s’y intéresses. C'est en raison du charme, du symbole, de la qualité du site, etc. Or justement, ce qu’il représente doit être respecté. Le passé et le prestige du château disent non à certaines activités de mauvais aloi !

Certains peuvent dire qu'ils veulent transformer le château en hôtel, qu'ils veulent le modifier en construisant par exemple une extension vers sa boulangerie mais prétendre vouloir faire vivre la Béantonnière avec l'esprit de ses bâtisseurs, cela n'est pas possible car pour cela il faut un respect qui ne se chiffre pas en argent puisque c'est une qualité morale.

Ce château n’est pas un « hôtel haut de gamme » ! Il est la demeure d’une « maison », d’une famille. Il a un caractère familial et social, et il est l’antithèse d’activité commerciale.

On le reconnait, certes oui, que la société a changé et qu'aujourd'hui l'argent a pris un pouvoir phénoménal.

Mais pour aimer l'histoire des gens, il n'y a pas besoin d'argent.
Il suffit d'avoir du coeur.